Massacre du 28 septembre 2009 en Guinée -
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FEDERATION INTERNATIONALE DES DROITS DE L'HOMME
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MASSACRE DU 28 SEPTEMBRE 2009 EN GUINEE
Le 28 septembre 2009, à lappel du Forum des Forces Vives de Guinée composé des partis politiques de lopposition, des centrales syndicales, des coordinations régionales et du Conseil National des Organisations de la Société Civile, les populations de Conakry ont répondu massivement à une manifestation pacifique, au stade du 28 septembre, pour rappeler à la junte militaire, au pouvoir en Guinée, le respect des engagements quelle a librement et solenellement pris à légard des populations guinéennes et de la communauté internationale quant à sa neutralité dans le processus électoral devant conclure la transition.
Dans lesprit des manifestants et du Forum des Forces Vives de Guinée, cette journée du 28 septembre 2009 devait aussi être celle où nous, le peuple de Guinée, reaffirmerions le rêve simple que nous fîmes, il y a un peu plus de cinquante ans, de vivre dans une société libre et démocratique. Ils croyaient sincèrement que cette manifestation, pacifique et circonscrite au stade du 28 septembre, appelerait, de la part de la junte militaire, à une meilleure compréhension des enjeux de cette période cruciale de notre histoire. A cette vision de ce que doit être notre avenir commun, la junte miliraire a répondu par une repression preméditée, froide et dune cruauté jamais vue en Guinée. Larmée, sous les ordres du capitaine Moussa Dadis Camara, a, en effet, encerclé les manifestants, tiré froidement dans le tas à balles réelles et, comble de la cruauté, sest livré à des viols collectifs de certaines manifestantes. Il en a résulté plus dune centaine de morts et plus dun millier de blessés.
Ce massacre collectif, largement couvert par la presse internationale et unanimement condamné par toute la communauté internationale y compris lONU, lUnion Européenne, les USA, lUnion Africaine et la CEDEAO, sinscrit clairement dans la définition du crime contre lhumanité par larticle 7 du statut de Rome de la Cour Pénale Internationale. La responsabilité personnelle de Moussa Dadis Camara et celle des membres du CNDD, organe dirigeant de la junte, est directement engagé.
Face à ce crime calculé et froidement exécuté, ne rien faire nest pas une option. En effet, en 2007, le même groupe armé sétait livré à un massacre identique de manifestants. Aucune action nayant été entreprise à lencontre des coupables, nous assistons, moins de trois ans plus tard, à une reédition de cet assasinat collectif de manière encore plus cruelle. Si nous ne faisons rien aujourdhui, nous laisserons sinstaller lidée quen Guinée larmée peut, sans être inquiétée, se livrer au massacre de civils.
Contrairement à ce que semblent croire le capitaine Moussa Dadis Camara et le CNDD, une voie de droit existe auprès de la Cour Pénale Internationale. Un citoyen ou un groupe de citoyens ne peut certes pas demander louverture dune poursuite, mais la Cour Pénale Internationale peut intenter des poursuites à légard dun crime pour lequel elle a compétence à linitiative dun Etat partie, du procureur ou du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il va de soi que les seules partenaires possibles sont ici le procureur et le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Si nous ne pouvons pas directement, en tant que citoyens, demander louverture dune poursuite, nous pouvons néamoins lancer la procédure sous la forme dune initiative populaire. Notre stratégie consiste tout dabord à recolter le maximum de signatures au travers de la présente pétition. En collaboration avec lOrganisation Guinéenne des Droits de lHomme (OGDH), nous transmettrons le résultat de la pétition à la Fédération Internationale des Droits de lHomme (FIDH) qui lui-même le transmettra à la CEDEAO, au Conseil de Paix et de Sécurité de lUnion Africaine, au Conseil des Droits de lHomme de lONU, qui jugeront de lopportunité de constituer une commission denquête internationale ou de toute procédure de poursuite.
Les organisations internationales y compris la Cour Pénale Internationale sont au service des peuples, mais il appartient aux peuples de solliciter leur concours. En signant cette pétition, nous affirmons notre ferme intention de ne pas nous résigner à subir les froides exactions de larmée guinéenne, du CNDD et de Moussa Dadis Camara à légard des populations civiles guinéennes. Plus nous seront nombreux, plus notre voix portera et, à travers nous, celle des victimes du 28 septembre 2009. Signez cette pétition et faites la signer.
Notez que pour être valable auprès des organisations internationales, vos Nom, Prenoms, Nationalité et Profession sont obligatoires. La confidentialité de vos données personnelles est bien entendu garantie. En particulier, vous pouvez choisir que votre adresse e-mail soit inaccessible même collecteur de signatures. Après la signature, un e-mail de confirmation vous sera envoyé afin quil ny ait aucune usurpation didentité.
Le 28 septembre 2009, à lappel du Forum des Forces Vives de Guinée composé des partis politiques de lopposition, des centrales syndicales, des coordinations régionales et du Conseil National des Organisations de la Société Civile, les populations de Conakry ont répondu massivement à une manifestation pacifique, au stade du 28 septembre, pour rappeler à la junte militaire, au pouvoir en Guinée, le respect des engagements quelle a librement et solenellement pris à légard des populations guinéennes et de la communauté internationale quant à sa neutralité dans le processus électoral devant conclure la transition.
Dans lesprit des manifestants et du Forum des Forces Vives de Guinée, cette journée du 28 septembre 2009 devait aussi être celle où nous, le peuple de Guinée, reaffirmerions le rêve simple que nous fîmes, il y a un peu plus de cinquante ans, de vivre dans une société libre et démocratique. Ils croyaient sincèrement que cette manifestation, pacifique et circonscrite au stade du 28 septembre, appelerait, de la part de la junte militaire, à une meilleure compréhension des enjeux de cette période cruciale de notre histoire. A cette vision de ce que doit être notre avenir commun, la junte miliraire a répondu par une repression preméditée, froide et dune cruauté jamais vue en Guinée. Larmée, sous les ordres du capitaine Moussa Dadis Camara, a, en effet, encerclé les manifestants, tiré froidement dans le tas à balles réelles et, comble de la cruauté, sest livré à des viols collectifs de certaines manifestantes. Il en a résulté plus dune centaine de morts et plus dun millier de blessés.
Ce massacre collectif, largement couvert par la presse internationale et unanimement condamné par toute la communauté internationale y compris lONU, lUnion Européenne, les USA, lUnion Africaine et la CEDEAO, sinscrit clairement dans la définition du crime contre lhumanité par larticle 7 du statut de Rome de la Cour Pénale Internationale. La responsabilité personnelle de Moussa Dadis Camara et celle des membres du CNDD, organe dirigeant de la junte, est directement engagé.
Face à ce crime calculé et froidement exécuté, ne rien faire nest pas une option. En effet, en 2007, le même groupe armé sétait livré à un massacre identique de manifestants. Aucune action nayant été entreprise à lencontre des coupables, nous assistons, moins de trois ans plus tard, à une reédition de cet assasinat collectif de manière encore plus cruelle. Si nous ne faisons rien aujourdhui, nous laisserons sinstaller lidée quen Guinée larmée peut, sans être inquiétée, se livrer au massacre de civils.
Contrairement à ce que semblent croire le capitaine Moussa Dadis Camara et le CNDD, une voie de droit existe auprès de la Cour Pénale Internationale. Un citoyen ou un groupe de citoyens ne peut certes pas demander louverture dune poursuite, mais la Cour Pénale Internationale peut intenter des poursuites à légard dun crime pour lequel elle a compétence à linitiative dun Etat partie, du procureur ou du Conseil de Sécurité des Nations Unies. Il va de soi que les seules partenaires possibles sont ici le procureur et le Conseil de Sécurité des Nations Unies.
Si nous ne pouvons pas directement, en tant que citoyens, demander louverture dune poursuite, nous pouvons néamoins lancer la procédure sous la forme dune initiative populaire. Notre stratégie consiste tout dabord à recolter le maximum de signatures au travers de la présente pétition. En collaboration avec lOrganisation Guinéenne des Droits de lHomme (OGDH), nous transmettrons le résultat de la pétition à la Fédération Internationale des Droits de lHomme (FIDH) qui lui-même le transmettra à la CEDEAO, au Conseil de Paix et de Sécurité de lUnion Africaine, au Conseil des Droits de lHomme de lONU, qui jugeront de lopportunité de constituer une commission denquête internationale ou de toute procédure de poursuite.
Les organisations internationales y compris la Cour Pénale Internationale sont au service des peuples, mais il appartient aux peuples de solliciter leur concours. En signant cette pétition, nous affirmons notre ferme intention de ne pas nous résigner à subir les froides exactions de larmée guinéenne, du CNDD et de Moussa Dadis Camara à légard des populations civiles guinéennes. Plus nous seront nombreux, plus notre voix portera et, à travers nous, celle des victimes du 28 septembre 2009. Signez cette pétition et faites la signer.
Notez que pour être valable auprès des organisations internationales, vos Nom, Prenoms, Nationalité et Profession sont obligatoires. La confidentialité de vos données personnelles est bien entendu garantie. En particulier, vous pouvez choisir que votre adresse e-mail soit inaccessible même collecteur de signatures. Après la signature, un e-mail de confirmation vous sera envoyé afin quil ny ait aucune usurpation didentité.
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