«NOUS AVONS NOTRE MOT A DIRE SUR LE STATUT DE NOS PAYS !»

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    Monsieur Patrick Karam
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«NOUS AVONS NOTRE MOT A DIRE SUR LE STATUT DE NOS PAYS !»

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Pétition à l’attention de Monsieur Patrick Karam -
Délégué interministériel pour l’égalité des chances des FrançaiSEs d’outre-mer -
Paris, mercredi 16 septembre 2009 -
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Monsieur le Délégué interministériel,

Depuis le 9 juillet 2007, vous portez avec pertinence et succès la voix des Françaises et Français d’outre-mer auprès de l’administration et de l’opinion publique, défendant certaines de nos revendications relatives, notamment, à la continuité territoriale ou à la reconnaissance de la mémoire de l’esclavage. Deux ans ont passé et vous nous présentez ce soir un bilan qui ressemble à un au revoir. Nous voulons pourtant vous dire qu’à nos yeux, votre mission n’est pas terminée, bien au contraire !

Ainsi, depuis la récente visite du Président de la République dans les Départements français d’Amérique, suite aux mouvements sociaux qui ont mobilisé nos compatriotes, le débat sur les référendums relatifs à leur avenir institutionnel est de toutes nos pensées, tant il est porteur de conséquences sur nos familles et proches restés là-bas, sur nos relations avec elles et eux.

Tout semble, selon certaines fractions de la classe politique, indiquer que les peuples martiniquais, guyanais ou guadeloupéen voire réunionnais, dans un formidable élan, choisiront la voie de l’article 74 de la Constitution.

Sans nous prononcer ici sur les vertus comparées des articles 73 et 74 de notre Loi fondamentale, nous dénonçons avec force l’idée que certaines fractions de la classe politique répandent selon laquelle nous autres MartiniquaiSEs, GuyanaiSEs, GuadeloupéenNEs & RéunionnaiSEs de l’Hexagone n’aurions pas notre mot à dire dans ces référendums. C’est faire insulte à la mobilisation des 40.000 compatriotes qui ont, à l’unisson, défilé dans les rues de Paris les samedis 21 et 28 février 2009. C’est faire insulte à l’inquiétude des familles et proches, ici dans l’Hexagone : pendant ces 44 jours de grève, elles n’ont jamais été aussi présentes, grâce au téléphone, par échange de courriels... Ces mêmes fractions de la classe politique rayent-elles de leur mémoire - sélective - les nombreuses et nombreux compatriotes qui viennent, chaque année, retisser le lien avec leurs familles et proches en revitalisant, au passage, l’économie locale ?

La commission Égalité & Discrimination des États généraux de l’outre-mer dans l’Hexagone a demandé, dans son rapport rendu le 31 juillet dernier, «l’organisation de scrutins exceptionnels relatifs au statut de nos collectivités territoriales d’origine, ouverts aux UltramarinEs qui vivent dans les DFE (départements français d’Europe), parallèlement aux consultations organisées dans ces collectivités». Nous portons aujourd’hui devant vous, Monsieur le Délégué interministériel, cette revendication et vous demandons solennellement de la porter auprès du Président de la République : la communauté ultramarine de France ne peut être dissociée des référendums qui se profilent pour ses Départements.

ANTILLAISES, GUYANAISES & REUNIONNAISES NOUS SOMMES,
ANTILLAISES, GUYANAISES & REUNIONNAISES NOUS RESTERONS !